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  • : Le site des Amis de Pascal Sevran
  • : Ce site a été crée afin de perpétuer la mémoire de Pascal Sevran au travers de sa vie et de son oeuvre tant audiovisuelle que littéraire.
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Pascal Sevran




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Enfant, l’animateur de “Chanter la vie” rêvait de devenir Gilbert Bécaud. à défaut d’égaler son idole, il vend “L’Humanité Dimanche” sur les marchés parisiens et apprend à écrire des chansons.

 

L’animateur-chanteur-parolier-écrivain sort le septième volume de son journal de bord : Le Privilège des jonquilles (Albin Michel). Comme les tomes précédents, le livre est paru un 4 janvier, date anniversaire de la naissance de Stéphane, le garçon qu’il a tant aimé et qui a disparu depuis. Le cru 2006 est on ne peut plus savoureux. Intime, politiquement incorrect, sulfureux et parfois scandaleux, l’auteur nous livre sa vie sur un plateau et, pour une fois, ce n’est pas un plateau de télé.

Naissance l
e 16 octobre 1945, à Paris, de Jean-Claude Jouhaud (qui choisira le pseudo de Pascal Sevran seize ans plus tard) dans une clinique au bout de la rue de Lappe, près de la Bastille. Il passe son enfance dans le 12e arrondissement  et son adolescence à Anthony, en région parisienne. Son père est chauffeur de taxi, sa mère, par ailleurs excellente couturière, s’occupe de Pascal et de ses deux sœurs.

Clairvoyante.
Une de ses institutrices, la bien-nommée Mme Bonnenote, convoque ses parents et leur dit : « Votre fils ne saura jamais écrire en bon français, faites-lui faire de la comptabilité. »

Cadeau. Dès l’âge de 10 ans, il sait ce qu’il fera quand il sera grand. Il deviendra Gilbert Bécaud ! Monsieur 100 000 Volts était son idole. Lors d’un direct de « La Chance aux chansons », Bécaud a défait sa fameuse cravate à pois pour la nouer autour du cou de Pascal. Aujourd’hui, celui-ci conserve jalousement la relique dans sa maison de campagne.

Mentors.
 A 17 ans, il participe à un concours 
de chansons. Parmi les 
concurrents figure le jeune Serge Lama. Le président du jury est le rédacteur en chef de l’Humanité Dimanche, Raymond Lavigne. Pascal échoue en quart de finale mais se lie d’amitié avec le journaliste et sa femme, parolière, qui lui enseignera sa technique.

Idées. Pascal a longtemps voté communiste. Il a même vendu L’Humanité Dimanche sur les marchés. Le soir il file chez Raymond Lavigne, attend qu’il rentre et refait le monde avec lui. C’est lui qui lui offrira sa première voiture : une Dauphine cabossée.

Historique.
Le soir de l’élection de Mitterrand en 1981, Pascal se rend rue de Bièvre pour apercevoir le nouveau président. Roger Hanin, qu’il connaissait, le remarque dans la foule et demande aux policiers de le laisser entrer. Sevran retrouve Tonton dans sa cuisine en train de boire une camomille et de lire le Journal du dimanche, il est 1 heure du matin. « On me dit qu’il y a beaucoup de monde dans les rues. Les gens sont contents ? », lui demande le président. Pascal lui raconte l’ambiance qui règne. Puis Mitterrand monte dans sa chambre : « Il va y avoir du travail demain, je vais me reposer. »

Manie. Pascal ne peut pas se passer de son petit coussin, qu’il place sur son ventre. Il conduit, il écrit, il répond aux interviews la main posée sur cette douillette mascotte. Un tic qui remonte à son enfance quand, gamin, il ne se lassait pas de tripoter son doudou.

Repère.
Pascal vit la moitié de l’année dans sa maison de Morterolles, un petit village situé à 40 kilomètres de Limoges. En 1986, il envoie son père, originaire de la région, en éclaireur. « Si tu trouves une maison où il y a de l’eau et de la campagne, fais-moi signe ! » Pascal et Stéphane sont ainsi dirigés vers ce qui deviendra bientôt leur repaire. La maison n’a aucun cachet et Pascal coupe court à la visite. Mais son compagnon saura le convaincre. « écoute, tu n’as pas regardé la nature autour. On va tout casser à l’intérieur ! »

Voirie. Aujourd’hui, la bâtisse est encadrée d’un terrain de 40 hectares et Pascal a même baptisé certains endroits du nom de ses proches. On trouve ainsi dans son jardin la rue François-Mitterrand, le chemin Dalida, la promenade Charles-Trenet et, bientôt, le square Brigitte-Bardot !

Règle. Depuis trente ans, Pascal ne déjeune pas car c’est à ce moment-là qu’il écrit le plus. En revanche, il dîne à 20 heures précises. Son estomac est ponctuel et, si ses invités ne sont pas à l’heure, il commence sans eux. Sinon, il est de mauvais poil.

Cuite. A la fin des années quatre-vingt, il se rend à Blois avec Charles Trenet pour soutenir Jack Lang lors d’une campagne électorale. Le soir, les deux artistes logent dans le même hôtel. à table, Trenet le fera boire jusqu’à 5 heures du matin. Sevran, qui ne supporte pas l’alcool, tombe raide. On le porte jusqu’à sa chambre. Dans la matinée, à 11 heures, il émerge et retrouve Charles dans le hall… une bière fraîche à la main. « Tu as l’air fatigué, prends donc une chope avec moi, c’est le meilleur remède contre la gueule de bois ! » Ça a marché.

Ministre de la chanson.
Il y a quelques mois, il est invité à dîner au ministère de l’Intérieur par Sarkozy. En tête à tête, le ministre lui raconte le contenu de toutes ses émissions. « Monsieur le Ministre, je vois que les RG vous ont donné des fiches à jour », lance Pascal Sevran. « Pour qui me prenez-vous ? répond Nicolas Sarkozy. Et ne m’appelez pas Monsieur le Ministre. »

Publié par Ronan