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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 20:42


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Tous ces noms inutiles sur nos agendas, que de prénoms oubliés... combien d'inconnus à l'adresse indiquée, au numéro de téléphone il n'y a plus d'abonné.

Les gens de nos vies déménagent tout le temps, ils n'ont que ça à faire, changer de rue, de département, de pays. Ils bougent pour bouger et sortent de nos vies sans nous en demander la permission. Ils ne savent pas se tenir tranquilles, on ne retient pas ses amis dans un carnet d'adresses, certains meurent, laissant la place à d'autres qui mourront aussi ou disparaîtront. J'écris leurs noms au crayon noir par précaution, non pas parce qu'ils vont mourir mais parce qu'ils ne nous aimeront plus très bientôt. Je ne me décide pas de gaieté de coeur à faire du ménage dans les souvenirs que ces noms et ces prénoms me renvoient, chaque fois que j'ouvre l'agenda de cuir noir où ils dorment, certains depuis lontemps. Une gomme suffit, elle est là dans le tiroir de droite de mon bureau. Je suis effaré ce matin par tout ce ménage qui s'impose si je veux me désencombrer des fantômes.

Les petits bals perdus de Pascal Sevran.

Publié par Ronan Ronan - dans Citation
17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 20:34


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Publié par Ronan Ronan - dans Multimédia
14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 15:11


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Des enfants qui jouent sans hurler et rappliquent sans un mot au moindre signe de leurs parents. Une jeunesse qui ne s'égosille pas sur un air de rap ? Existe-t-il un autre endroit au monde où cela est encore possible ?

J'aurais pu rester là assis indéfiniment, à contempler le genre humain avec admiration quand il se tient bien.

La vie sans lui de Pascal Sevran.

Publié par Ronan Ronan - dans Citation
11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 06:41


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Publié par Ronan Ronan - dans Multimédia
5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 14:03


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Un jour finalement un jeune homme d'autrefois se souvient de nous. Il est trop tard. Nous sommes morts. Seul l'instant compte, dans les cinq minutes qui suivent, nous aurons mal de nouveau ou nous irons mieux. Il a toujours quelque chose ou quelqu'un qui nous interdit d'être heureux tout à fait ou malheureux complètement. De le savoir épargne nos âmes sensibles. Si nous voulons vivre, c'est-à-dire aimer et être aimés, il faut nous tenir prêts à souffrir aussi. Le bonheur de la splendeur porte déjà en lui l'ombre qui l'emportera.

On dirait qu'il va neiger de Pascal Sevran.

Publié par Ronan Ronan - dans Citation