baniere-ps1 

20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 05:59

La mélancolie des fanfares

La veste noire de Stéphane, chiffonnée et humide comme une serpillière, retrouvée sous des morceaux de frusques en tout genre, j'avais failli la mettre au feu. Je m'étais repris de justesse en découvrant des sucettes à la cerise collées au fond d'une poche. C'était tout lui, ça, d'oublier des sucettes entamées dans ses poches. Un truc de garçon heureux.

Stéphane était plus grand, plus large d'épaules que moi, sa veste pourtant me va très bien, on la dirait coupées à mes mesures. Ginou, à qui je l'avais confiée, me l'a rendue hier à midi, propre et repassée. Un 16 octobre, le huitième sans lui. On peut être aussi un peu mystique que je le suis et croire à un signe, un petit signe gentil comme lui.

La mélancolie des fanfares de Pascal Sevran.

Publié par Ronan Ronan H - dans Citation